Quand Patronne et l’Autre ont vu que deux personnes avaient emménagé dans l’appartement d’en face, Elles ont été prises d’une irrépressible curiosité (un peu comme à la fin d’un épisode de la saison VI de Kaamelott). Patronne a posé des congés et l’Autre s’est faite porter pâle pendant une dizaine de jours pour pouvoir organiser une ronde d’observation permanente des nouveaux arrivants, mais ceux-ci ont échappé à leur surveillance (la faute à un cake chocolat-framboise de l’Autre qui a le pouvoir immédiat de faire abandonner à Patronne toutes bonnes résolutions prises dans l’heure précédente -soit deux fois plus rapidement que la vitesse d’abandon sans cake au chocolat).
Puis l’Autre a découvert que ces nouveaux riverains avaient eu la bonne idée de mettre leurs noms sur la boite aux lettres sur laquelle on pouvait lire : Tamás et Csaba.
TAMÁS ET CSABA.
Des noms qui sentent l’hormone et le happy-end.
Subitement, une vague d’images de leur enfance dans les années 90 a surgi, Elles se sont vues dans Les filles d’à côté, Hélène et les garçons, le Miel et les Abeilles et Premier Baiser. Toute une époque où les séries tournées en studio offraient aux fillettes comme rêve ultime l’espoir de faire un jour baisser les yeux de leur séduisant voisin d’en face.
Jusqu’au jour où Elles ont vraiment croisé Tamás et Csaba en sortant de l’ascenseur et où il a fallu se rendre à l’évidence de leur absence totale de points commun avec Nicolas et Cricri d’Amour. Les années 90 n’étaient clairement pas aussi roses en Hongrie qu’en France.

