Aujourd’hui, je suis ressuscitée d’entre les morts.

21 avr

Aujourd’hui, les Chrétiens du monde entier fêtent la résurrection de Jésus. Et bien, Jésus et moi, on a un point commun ; on est morts et ressuscités. Je vous jure, c’est vrai.

Tout a commencé il y a plus d’un mois, et il m’a fallu tout ce temps de convalescence pour trouver la force de vous relater mes aventures ô combien palpitantes. Au moment de l’anniversaire de Patronne, vous vous en souvenez, j’avais déjà fait une virée à l’hôpital, mais, rapidement soignée pour ce qui semblait être une allergie, j’avais vite guéri et on avait joyeusement tourné la page. Sauf que le mal rôdait toujours et que, telle une demi-mondaine du XIXème siècle atteinte de phtisie, je me suis bientôt retrouvée avec les mêmes poumons que la dame aux camélias.

Un matin donc, me voyant au bord de l’asphyxie et en très mauvais état, Patronne et l’Autre m’ont tirée de sous le lit de Patronne pour m’emmener chez le vétérinaire. Mais comme l’Autre, ce matin-là, devait partir en voyage scolaire en Transylvanie, Elle a dû, la mort dans l’âme, nous abandonner pour partir découvrir ce bout de pays perdu qui fait pleurer les Hongrois, qui a vu naître leur roi Mátyás et mourir leur poète Petőfi.

Du coup, Patronne a dû se débrouiller toute seule pour me mettre dans mon panier. Direction l’hôpital. Là, toute une équipe de médecins est venue s’occuper de moi. Ils ont refusé que Patronne me suive. Ils m’ont emmenée sur un brancard et la dernière image que j’ai eue avant qu’ils ne m’endorment est celle d’une pauvre Patronne éplorée agitant son mouchoir blanc. Je vous jure, je n’invente rien. Puis ils m’ont observée, ont pris un air dubitatif, ont mis des tuyaux dans mes petits poumons, ont fait des trous dans mon pelage pour me faire des piqûres et des prélèvements et sont retournés voir Patronne qui faisaient les cent pas dans la salle d’attente, en se tordant les mains telle un héroïne de Flaubert et en se disant qu’en plus de perdre son chat, Elle allait arriver en retard au travail (et avec la sensation désagréable de sentir le pipi de chat, parce que, oui, j’ai omis ce détail, mais au moment de me mettre dans ma cage, Patronne m’a soulevée de terre et là, j’ai fait pipi sur Elle parce que je m’étais retenue toute la nuit). Là, ils lui ont demandé de s’asseoir et, en la regardant droit dans les yeux, lui ont dit qu’il fallait qu’Elle se prépare au pire, qu’ils allaient me garder en observation toute la journée, mais qu’ils n’étaient pas sûrs de pouvoir me sauver. Patronne est donc partie travailler, pleine d’angoisse, en envoyant une foule de sms à l’Autre. Elles ont passé la journée à organiser mon enterrement par texto, à rédiger mon oraison funèbre, et à mettre des annonces sur Le bon coin dans l’espoir de vendre ma cage et ma litière.

Et puis, en fin de journée, Patronne est revenue me chercher. Et Elle m’a retrouvée. Vivante. Faible encore, mais bien vivante. Alléluia, les médecins m’avaient tirée d’affaire. Nous sommes rentrées à la maison, moi avec des trous dans mon pelage blanc, Elle avec un trou dans son porte-monnaie parce que les médecins s’étaient bien lâchés sur le nombre et le prix de mes examens (tout ça pour ne rien trouver, en plus). Mais bon, le plus important était que je sois tirée d’affaire. A l’autre bout de la Hongrie, l’Autre, qui se trouvait à ce moment-là devant la statue de Petőfi mort au champ d’honneur, a versé sa petite larme (les Hongrois ont d’ailleurs cru que c’était à cause de la Transylvanie perdue et se sont réjouis de la voir si patriote).

Depuis, je retrouve mes forces et tout est rentré dans l’ordre. Mais franchement, j’ai bien failli déposer le bilan. J’ai frôlé la mort, comme Jésus. Comme Jésus, j’ai eu mon chemin de croix et ma couronne d’épines. Comme Jésus, mes disciples ont bien cru me perdre et ont fêté mon retour dans la joie et l’allégresse. Comme Jésus, j’ai maintenant un trou au côté (parce que mes poils ne repoussent pas). Comme Jésus, je suis ressuscitée d’entre les morts. Amen.

Aujourd’hui, pour l’anniversaire de Patronne,

27 fév

nous sommes allées chez le vétérinaire, parce que je ne me sentais pas très bien depuis quelques jours. Patronne avait dit mais non, c’est rien, elle doit être asthmatique, mais l’Autre, était vraiment paniquée, et Elle a harcelé Patronne de textos dans la journée pour qu’Elle m’emmène consulter un médecin. Patronne a procrastiné jusqu’à ce que l’Autre fasse un cauchemar qui se finissait apparemment très mal pour moi et Patronne a été obligée d’agir. Ça n’a pas été très drôle, parce qu’on m’a rasé la patte pour me trouver une veine, que je me suis pris un piqûre dans le derrière et qu’il m’a observé tous les orifices avec des loupes lumineuses.

Mais quand, après avoir délesté Patronne d’une somme non négligeable, le vétérinaire a conclu que j’étais allergique aux bougies et qu’il ne fallait plus en utiliser à la maison, j’ai pensé que quand on se retrouverait toutes les trois, le soir, autour d’un gâteau d’anniversaire avec rien dessus, il vaudrait mieux que je la boucle.

Aujourd’hui, Patronne et l’Autre ont des problèmes linguistiques

24 fév

Moi qui participe quotidiennement aux échanges entre Patronne et l’Autre, je peux témoigner de leur pensée complexe. Elles commentent Stefan Zweig au petit-déjeuner et dissertent sur Virginia Woolf à l’heure du dîner. L’Autre lit plein de livres sur plein de choses, et même des trucs scientifiques qu’Elle explique ensuite à Patronne (« non mais tu vois, les capteurs sensoriels de ton estomac sont en fait directement liés aux neurones gastriques« ). Patronne n’a pas eu peur de s’attaquer à Atlas Shrugged en anglais et passe plusieurs heures par jour devant des phrases telles que « les processus d’hybridité sont des processus de renouveau et de changement significatifs et libérateurs. La mise en œuvre d’une stratégie d’hybridité intersémiotique permet de progresser sur le plan culturel et sur le plan politique vers des moments de plus en plus fréquents et des zones de plus en plus importantes d’autonomie« .

Elles font aussi preuve de volonté et d’ouverture quant à l’apprentissage des langues, cumulant à Elles deux l’étude de l’anglais, de l’allemand, du russe, du tchèque, du chinois et du breton.

Mais quand on en vient au hongrois, tout est subitement plus compliqué.

Elles ont pris des cours. Elles ont regardé des films, et même une saison entière d’une série américaine doublée en hongrois. Elles ont fait des stages et des tandems avec d’autres apprenants. Elles sont inscrites à des activités sportives et culturelles où Elles côtoient uniquement des Hongrois. Elles font de la grammaire, ont des devoirs pour la semaine suivante et écrivent des rédactions. Et pourtant, trois fois par jour, Elles se demandent pourquoi Elles ne sont pas allées s’installer en Italie, où Elles auraient chopé des rudiments de langue en quelques mois et discuté avec leurs semblables en un rien de temps (et aussi hyper bien mangé sous un ciel plus clément, mais si on commence à y penser, on va pas s’en sortir).

Le fait est que quand on s’exprime dans une langue étrangère, faute d’être capable d’exprimer des nuances, on est un peu obligé de simplifier sa pensée. Moi qui suis de langue maternelle chinoise, j’ai d’ailleurs opté pour un « miaou » unique par esprit de simplification qui peut parfois donner l’impression d’une pauvreté dans la réflexion. Alors qu’il n’en est rien.

Outre de légendaires boulettes linguistiques de Patronne (dont un fameux « kettő etterem » (deux restaurants) pour dire « masodik emelet » (deuxième étage) à une pauvre collègue qui n’a certainement jamais trouvé sa salle de cours après de telles indications), Patronne et l’Autre se retrouvent régulièrement dans des situations de désagréable incapacité à s’exprimer. Parfois, Elles s’en prennent à leur interlocuteur (« nan mais t’as vu la postière ? Elle parlait hyper vite et sans articuler, nan mais trop relou quoi« ) ou à la Hongrie en général (« non, mais tu saaaaaais, la question va au-delà d’une simple problématique linguistique, nous sommes face à des incompréhensions culturelles profondes qui nous dépaaaaassent« ).

Mais bon, surtout, la plupart du temps, Elles font juste des phrases pour essayer de s’en sortir, pour essayer de parler et pour ne pas se laisser abattre. Ce qui donne lieu à deux phénomènes.
Le premier consiste à dire des trucs qu’Elles ne pensent pas du tout, juste parce que quelqu’un leur a adressé la parole, qu’Elles ont subitement l’impression d’être nue en public sous une douche de lumière et qu’il faut à tout prix répondre quelque chose en  tentant de cacher la sueur qui perle sur le front et le rouge qui monte aux joues (les gens qui ne sont pas timides ne pourront pas comprendre cet article). C’est ainsi que l’Autre, qui préférerait généralement se pendre plutôt que d’avoir à bouger son corps sur une piste de danse a déclaré à un collègue qu’Elle adorait danser plutôt que de se lancer dans une explication sur le fait qu’Elle détestait ça mais que s’il l’avait vue danser à la fête de l’école c’était parce qu’Elle s’était créé une petite tradition personnelle consistant à danser une fois par an mais qu’Elle refusait de dépasser ce quota car ce petit moment d’exception mono-annuel lui en coûtait déjà beaucoup.
Le deuxième phénomène consiste à dire des trucs juste parce qu’on sait le dire, même quand on sait que ça n’intéresse pas vraiment la personne à qui on le dit, ou que ce n’est pas vraiment intéressant tout court, ou bien qu’on interrompt une conversation en cours pour placer cette petite phrase inutile à laquelle les gens vont sourire poliment en disant ah, c’est bien avant de retourner à leurs moutons hongrois. Un peu comme les enfants qui interrompent une conversation d’adulte avec des regarde maman ! j’arrive à toucher ma glotte avec mon pouce ! C’est ainsi que Patronne a raconté à quatre reprise à son club cinéma que le chat avait bu dans son verre d’eau pendant le film ou que l’Autre a systématiquement répondu à ses collègues qui lui demandaient si Elle avait passé de bonnes vacances : « j’ai acheté un appartement« .

Conscientes que leur entourage hongrois doit très certainement les prendre pour de parfaites idiotes, Elles ont également développé une expression faciale spécifique, mélange de réflexion, d’empathie et d’intérêt profond, à adopter lorsqu’Elles suivent une conversation dont Elles ne comprennent que la moitié. Patronne a également remarqué que tenir un verre à la main lui donnait de la contenance dans les soirées où Elle n’arrivait pas à caser un mot et conjugue donc expression faciale concernée et légère ébriété.

Je sens qu’on ne va pas tarder à partir pour l’Italie.

Aujourd’hui, Patronne et l’Autre ont atteint le Nirvana

15 jan

Il y a dû y avoir un malentendu quand Elles se sont lancées dans le jeûne.

Elles avaient dans l’idée que, passé les deux premiers jours difficiles, Elles atteindraient ce stade décrit par les commentateurs où l’esprit est clair, le corps détendu, où on a de l’énergie pour dix, on est parfaitement reposé bien que l’on dorme moins, bref, un stade où on fini son mémoire de master FLE dans la journée et sa thèse dans la semaine, les pattes dans le museau les doigts dans le nez.

Tout cela n’est pas arrivé.

Ce qui est enfin arrivé en revanche, c’est le jour du premier repas. Oublié le bouillon de légume filtré sans sel. Oubliés les litres d’eau du robinet. Oubliées les tisanes devenues tellement écœurantes qu’Elles ne pouvaient même plus les finir. Elles ont soigneusement attendu l’heure, à la minute près, presque religieusement. Chacune à sa place habituelle à table. De l’eau à bulle dans les verres à pieds. Les assiettes japonaise de cérémonie, les petites soucoupes en porcelaines posées dedans. Écrasé de pommes de terre et carottes vapeur aux épices kirghizes, doucement doré au four et son voile de gomasio, rondelles de carottes crues pour le plaisir de manger quelque chose qui croque sur lit de jeune feuille de chou. Patronne aurait peut-être pu continuer à ne pas manger, mais pas à ne pas cuisiner. Elle m’a même proposé de me faire une sauce pour mettre sur mes croquettes (j’ai dit non merci, mais je veux bien que tu m’ouvres une boite de thon au naturel, Elle n’a pas voulu). La première rondelle de carotte qui croque leur a presque tiré une larme. L’utilisation de la fourchette les a mises en transe. La première bouchée de légumes bien goûteux et cuits à point était une extase.

C’est là qu’Elles ont compris que le Nirvana, c’est manger à nouveau.

(moi, je n’en avais jamais douté)

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Aujourd’hui, Patronne et l’Autre jeûne – Part II

14 jan

Depuis que Patronne et l’Autre ont arrêté de manger, la nourriture est devenu le sujet de conversation numéro 1 à la maison. Elles ont parlé de ce qu’Elles aimaient le plus manger, longtemps réfléchi au premier resto dans lequel Elles iraient une fois le jeûne totalement fini, évoqué le plaisir de mâcher, de cuisiner, et même feuilleté des livres de cuisine ensemble en s’exclamant à chaque page. Patronne a même poussé le vice jusqu’à faire un tableau Pinterest avec les trucs qui lui faisaient le plus envie. Bref, Elles sont devenues complètement obnubilées par la bouffe, au point d’en rêver la nuit.

Coté Nirvana et atteinte de la plénitude totale par le vide, ça n’a pas été très probant. On travaille mal quand on voit en permanence des nouilles udon au bœuf, des sushis ou des pierogis danser devant ses yeux. Si leur corps n’a pas bronché et que la privation n’a pas causé de douleurs ou désagréments, je les ai principalement vues errer dans l’appartement, gésir sur leurs lits, et essayer de s’occuper l’esprit pour arrêter de rêver de pâtes à la carbonara. Moi, pendant ce temps, je me suis bien gardée d’être solidaire et j’ai bouffé croquettes sur croquettes. J’ai même eu peur quand Elles ont jeté un œil vers mon bol et qu’Elles ont déclaré que même ma pâté les faisaient rêver.

Jusqu’au jour où le repas de rupture de jeûne est enfin arrivé.

Aujourd’hui, Patronne et l’Autre jeûnent – Part I

10 jan

C’est comme ça chez les Kot. Chacune couve un truc dans son coin, développe une idée, ressasse un projet, et quand ça sort, ça part dans tous les sens.

Patronne songeait depuis des années à essayer, et quand l’Autre est revenue de vacances en disant j’ai entendu une émission sur le jeûne thérapeutique, j’ai trop envie de tenter, évidemment, c’est monté en épingle, et en quelques minutes, Elles avaient monté un programme pour jeûner ensemble.

Au début, je n’y ai pas trop cru. D’abord parce que Patronne est une obsessionnelle de la bouffe et qu’Elle préférerait généralement sauter d’un avion plutôt que sauter un repas, et aussi parce que l’Autre a un estomac réglé comme du papier à musique et que même les lendemains de soirée très tardive, Elle se lève pour prendre son petit déjeuner, café, céréales, lait, jus d’orange, et tout et tout.

Ensuite, mes doutes sur la réalisabilité (oui oui, je viens d’inventer ce mot) de l’entreprise se sont confirmés. L’Autre a dit on va faire un jeûne de 10 jours. Mais le lendemain, Patronne a dit quand même, j’ai regardé sur internet, et pour un premier jeûne, c’est quand même long, commençons par 4 jours. Puis Celui qui parle turc et fait des blagues leur a dit, tout en débouchant une bouteille de rouge qu’Elles ont fini dans la soirée mais c’est énorme 4 jours ! pour commencer, mieux vaut essayer 36 heures. Comme elles étaient d’accord, il a décidé de jeûner avec Elles. Mais bon, on était passé de 10 jours à 36 heures, et je ne leur donnais pas beaucoup de temps avant que le projet avorte totalement.

Mais en fait non, Elles se sont accroché, Elles ont lu tout ce qu’Internet propose d’intelligent ou pas sur le jeûne et ont entamé l’une des phases les plus difficiles : la semaine de réduction progressive des quantités. Ce qui impliquait aussi de ne plus manger n’importe quoi. Plus de café ? Ok. Plus de viande ? Patronne a poussé un soupir, a pensé avec émotion à la cuisse de poulet au citron dégusté la veille… Ok. Plus d’alcool ? On finit nos verres de rouge, et après, Ok. Plus de vinaigre et de trucs vinaigrés ? Patronne a laissé échapper une petite larme, Elle disait au revoir à la base de son alimentation… Ok. Plus de chocolat ? Allez, on peut le faire, Ok. Plus de produit laitiers ? L’Autre a fait gloups, a dit à Patronne pas question que je boive ton lait de soja dégueu, mais Elle a fini par accepter l’idée. Ok. Du coup, Patronne a fait des soupes, a congelé des litres de bouillon non salé, et Elles se sont mis à manger des purées de légumes et des potages, en quantités de plus en plus réduites.

Pendant ce temps, l’entourage de Patronne et l’Autre a eu des réactions mitigées, les soupçonnant principalement de vouloir perdre du poids, ou leur disant qu’Elles étaient complètement folles. Elles ont quand même découvert que beaucoup de gens autour d’Elles pratiquent ou ont essayé le jeûne thérapeutique. Ça leur a permis d’entendre de vive voix des témoignages comme ça va être hyper dur ou bien vous allez en baver. Réalisant que les deux ou trois premiers jours seraient vraiment les plus difficiles, Elles ont remonté l’objectif à 4 jours dans l’espoir de connaître le merveilleux moment de plénitude censé découler de l’ingestion seule de litres de liquide.

Avant même de débuter le jeûne en tant que tel, Patronne a commencé à voir de la bouffe partout : sur les pubs dans le métro, en allumant la radio ou en cherchant Tartare dans le dictionnaire anglais. Même en tapant jeûne dans Google image, on tombe presque uniquement sur des photos de bouffe. Puis il y a eu une journée composée uniquement de pommes et de carottes crues, et le dernier cornichon que Patronne a mangé en le regardant avec un amour nostalgique et désespéré.

Et là, j’ai su que c’était le dernier repas.

Aujourd’hui, Patronne a mis le feu

9 jan

à l’appartement, à cause d’une couronne de Noël dont Elle avait allumé les bougies pour faire joli. Pendant qu’Elles étaient en train de se boire un thé dans l’autre pièce, la couronne en branches de sapin naturelles s’est enflammée quand les bougies on eu fini de se consumer. Intriguée par un bruit de crépitement qu’Elle a attribué à une de mes bêtises (Elle me soupçonnait de mâchonner un sac en plastique), Elle a passé la tête par la porte du salon pour découvrir d’immenses flammes sur la table basse. Elles se sont mis à courir partout en balançant des verres d’eau et quand le salon a enfin été transformé en marécage, Elles sont retournées finir leur tasse de thé, sur fond d’odeur de brûlé.

Moralité, si je ne bouffais pas des sacs de courses régulièrement, nous serions toutes mortes dans l’incendie de l’appartement.

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